Je remercie Babelio et les éditions Presses de la Cité pour cette très belle découverte !

 

                                     soledad

 

Bruno Labastide vit à Venise, homme solitaire dans une ville « la plus mélancolique et solitaire du monde ». Un jour, alors qu’il est attablé à son café habituel, une jeune femme attire son attention. Cette jeune fille, c’est Keiko, une japonaise mais aussi une prostituée qui ne couche qu’avec l’élu : celui qui saura l’émouvoir par une histoire.

Que pourrait donc lui écrire Bruno, cet homme solitaire et voyageur ?

 

C’est ainsi que débute ce roman doux et poétique : on découvre Bruno et Keiko. Puis les parties suivantes du roman s’enchainent : histoires qu’inventent Bruno, récits de sa propre vie…

« La Soledad » est un ensemble de récits enchâssés, un ensemble d’histoire entremêlées qui nous emmène à Venise puis en Amérique latine, tout ceci en passant par la Russie et tant d’autres endroits !

 

C’est un roman que j’ai adoré (je suis proche du coup de cœur) ! J’ai beaucoup apprécié ces différentes parties (qui n’ont aucun rapport l’une à l’autre excepté le début et la fin du roman et toutes les parties qui concernent Bruno) et les thèmes qu’elles abordent. Celle sur un certain Pinkerton m’a énormément plu : l’histoire d’un homme qui a racheté les droits d’utilisation de toutes les langues, maintenant chaque personne doit payer pour pouvoir parler ou écrire un mot !

Outre l’originalité de ces différentes parties, j’ai apprécié le fait que chacune est le reflet d’un message voire une leçon sur la vie.

 

Peut-être que ma chronique reste floue et vague… Mais un seul conseil : laissez-vous porter par cette virée imaginaire, laissez-vous emporter par la plume douce et poétique de l’auteur !

 

« Bon sang, pourquoi donc est-ce gratuit de parler, parce qu’il faut voir la quantité de méchancetés et d’âneries qui sort de la bouche de certains. »

« Il était arrivé à Genève avec une valise et un sac à dos ; bien des années plus tard, il arriverait à Venise avec une valise et un sac à dos. Et entre les deux, milles naufrages. »

« La seule chose qu’il comprit clairement, c’est que l’être humain peut être d’une cruauté diabolique, et qu’à la fin chacun reste seul et désemparé sous les étoiles, si magnifiques soient-elles ».

 

Bonne Lecture :)