LECTURES GOURMANDES

22 août 2016

De l'art et de la poésie dans un roman policier

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Giverny. Une vieille dame s’y promène avec son chien. Un homme y est retrouvé mort. Des enfants s’y amusent tandis qu’une petite fille peint. Une institutrice y vit depuis toujours mais rêve de s’en évader.

Qu’est-ce qui peut pousser un meurtrier à commettre un crime dans ce village ? L’amour ? Des secrets ? Ou encore L’Art ?

 

Comme tous les romans de Michel Bussi que j’ai pu lire, « Nymphéas noirs » a été un coup de cœur ! Tout y est pour en faire un bon roman policier : intrigue, personnages, suspens… On se retrouve dès la première page à Giverny, dans ce petit village rythmée par l’art. On se retrouve aux côtés de tous ces personnages qui y vivent et l’on découvre ceux qui veulent s’enfuir. On est projeté vers une scène de crime. Puis, on suit l’enquête rythmée par deux hommes aux caractères différents : un futur père de famille et un personnage très singulier doté d’une originalité !

« Nymphéas noirs » est un tourbillon ! Tourbillon d’évènements, tourbillon de découvertes, tourbillon de couleurs…

 

Je me suis promenée dans les rues de Giverny en tournant les pages de ce livre, j’ai réfléchis à la question de « qui est le coupable ? » sans trouver la réponse, j’ai appris certaines choses sur Giverny et sur l’art….  Découvertes et réflexions sont donc bien au rendez-vous dans ce roman ! Et tout ceci accompagné de personnages agréables à suivre !

L’intrigue en elle-même est vraiment très réussie (comme toutes celles de l’auteur) et sa fin est à couper le souffle ! En refermant ce roman, un seul mot m’est venu à la bouche : « Waouh ». Et oui, vous l’aurez compris, je ne peux pas être objective à 100% face à cette lecture puisque Michel Bussi est un de mes auteurs préférés. Mais je vous conseille, vraiment, de tout cœur de lire ce roman ou de découvrir la plume de Michel Bussi si cela n’est pas encore fait !

 

Bonne lecture :)

 

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09 août 2016

Un roman doux et léger parfait pour l'été !

Outre le résumé qui m’avait rendue très curieuse, c’est la couverture de ce livre (qui m’a fait penser à une nappe de picnic) et son titre qui m’ont fait arrêter devant ce roman dans une petite bouquinerie.

 

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Ferdinand est un vieil homme antipathique, une sorte de grand-père que l’on aimerait ne pas avoir. Distant avec sa fille et son petit fils qui habitent désormais à Singapour, il réside dans un appartement avec pour seule compagnie sa chienne Daisy !

Dans l’immeuble, personne ne l’apprécie et surtout pas la concierge qui serait prête à tout faire pour l’envoyer en maison de retraite ! Ferdinand, quant à lui, ne se préoccupe pas vraiment de ce que pensent les autres. Il est solitaire,  ne répond pas quand on lui parle et s’amuse à titiller sa concierge (c’est un locataire/ un voisin que l’on  ne voudrait pas !). Cependant, un jour, sa fidèle amie Daisy décède, Ferdinand n’a plus gout à la vie… Mais, les rencontres imprévues avec une fillette de dix ans et une de ses voisines à qui il n’a jamais adressé la parole vont changer sa vie…

 

 Je ne sais pas si ce petit résumé fait maison vous a donné envie de lire ce livre, je ne sais même pas si j’ai bien réussi à résumer cette pépite littéraire… Un seul conseil : plongez-vous dans ce roman, vous ne serez pas déçus !

 

Dans « Mémé dans les orties », on apprend à connaitre Ferdinand qui, intérieurement, est vraiment tout le contraire de ce que l’on pense de lui ! On s'attache à lui au fur et à mesure des pages, et on finit par l'apprécier énormément ! Les autres personnages sont aussi vraiment attachants et uniques, ce qui fait l’originalité de cette histoire. J’ai particulièrement aimé celui de Juliette, cette petite fille d’une dizaine d’années en avance sur son âge, qui n'a pas froid aux yeux, et qui voit en Ferdinand un ami potentiel.

Derrière cette histoire drôle et pleine de rebondissements, se trouvent aussi des petites leçons de vie sur l’amitié, l’amour et les faux jugements que l’on peut émettre ! Et cela est toujours agréable, surtout dans un roman comme celui-ci, d'avoir des réflections ou encore des constats sur la vie de tout les jours.

L’écriture d’Aurélie Valognes est simple, accessible et facile à lire. C’est vraiment ce qu’il faut pour ce genre de roman « feel-good » ! J’ai adoré la plume de l’auteure, elle rend la lecture très agréable, fluide, et le tout fait du bien au moral ! Même les titres des chapitres ont vraiment été choisis à merveille, ceci avec des petites touches d’humour ("On n'est pas sorti de l'auberge", "Etre dans de beaux draps", "Saperlipopette") !

 

Vous l’aurez compris, ce roman a été un gros coup de cœur ! C’est du bonheur à chaque page et des sourires dans chaque chapitre ! Un plein de bonne humeur parfait pour le moral !

Il ne me reste plus qu’une chose à faire désormais : lire prochainement le second roman de l’auteure « Nos adorables belles filles ».

 

Bonne lecture :)

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08 août 2016

La seule femme chrirugien de la Grande Armée de Napoléon

Si vous suivez mon blog depuis un certain temps, vous avez remarqué que j’aime beaucoup la littérature féminine et les romans dont le portagoniste est une femme !

Aujourd’hui, toujours dans cette lignée, je vous parle d’un des derniers romans que j’ai lu : « Femme en costume de bataille » d’Antonio Benitez Rojo.

J’ai trouvé ce livre lors d’une foire aux livres, et j’ai tout de suite été interpellée par ce titre et par la couverture !

 

Ce roman nous raconte l’histoire d’Henriette Faber qui fut la seule femme chirurgien de la Grande Armée, soit l’armée de Napoléon. Cette femme qui avait dû se travestir en homme, et prendre le faux nom d’Enrique Faber pour parvenir à ce qu’elle voulait. 

Au début du roman, Henriette nous est totalement inconnue. Elle est à bord d’un bateau qui doit l’amener de La Havane à la Nouvelle Orléans, et tout ce que l’on sait réellement d’elle est qu’elle a commis certains crimes/délits…. C’est alors qu’Henriette elle-même décide de nous raconter sa vie, d’écrire en quelque sorte ses mémoires ! On replonge dans son passé avec elle, on est en tant que lecteur dans sa tête, et l’on suit son récit !

Par son écriture, sa voix, on la découvre une jeune fille. Elle ne connait pas grand-chose au monde et a été élevée par son oncle et sa tante. Elle a donc reçu une très belle éducation et va commencer à découvrir certaines choses par elle-même : l’amour, le désir… On va la voir suivre son oncle (médecin dans la Grande Armée), allant de villes en villes, pays en pays, et rencontrant de nombreuses personnes... Puis, vient l’envie de faire des études et l’incapacité pour elle d’y parvenir… Vient ensuite les mensonges, et Henriette devient Enrique.

 

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Mêlant récit picaresque, récit d’aventure et récit biographique, Henriette nous dévoile elle-même son passé, nous explique comment elle en est arrivée là. Frontière entre réalité et fiction, l’auteur nous raconte la vraie vie d’Henriette mais comble aussi certains vides par des éléments fictifs et les narre à sa façon !

 

J’ai vraiment adoré suivre cette femme. J’ai aimé sa volonté d’étudier la médecine et de tout faire pour y arriver, jusqu’à perdre sa vraie identité ! J’ai admiré sa force et sa détermination devant tous ces évènements : elle va connaitre la guerre (va suivre l’armée et vivra au centre de ces conflits) et tout ce qui en résulte. Nous avons donc là le portrait d’une femme forte qui, malgré les durs évènements de la vie, ne recule devant rien et continue d’avancer la tête haute. Elle voyage, elle n’a pas peur d’aller contre les mœurs de l’époque…

J’ai aussi beaucoup apprécié la plume de l’auteur et , notamment, son procédé d’écriture. Antonio Benitez Rojo a fait le choix de nous rendre compte des pensées d’Henriette et de  ne pas nous donner un roman purement historique ou didactique, et cela est vraiment agréable : on lit un roman (et non pas un manuel d’histoire ou une simple biographie) mais on apprend tout de même des choses !

Par contre, certaines longueurs ont un peu ralenti ma lecture. En effet, des passages de conflits (notamment des précisions historiques, des éléments « politiques »…) ont rendu ma lecture plus difficile, et j’ai donc parfois eu du mal à suivre. Mais, la plupart des détails sont tout de même intéressant pour la culture générale (le tout est de s’en souvenir après).

 

Ce n’est pas un coup de cœur mais ce fut une très belle découverte !

 

 

«  - Non, ma chérie, je ne compare pas l’amour à l’argent. L’argent se perd et se récupère, va et vient, croit puis diminue. L’amour, non. L’amour que tu offres est à jamais irrécupérable. »

«  C’est précisément là, à force de voir le fruit des soins prodigués, que naquit ma vocation pour la médecine. »

« Un matin, je lui confiai ma folle idée : inspirée par la Leonore de Fidelio, je voulais me faire passer pour un homme et étudier à l’université de Paris. »

« 

-          Bien sûr, je t’écrirai souvent.

-          Bien sûr, je viendrai te voir.

-          Bien sûr, je ne t’oublierai jamais.

                                                              »

«  Je ne suis pas une Moll Flanders. Je n’écris pas non plus pour améliorer ma situation ou pour défendre une cause […] »

Bonne Lecture :)

 

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04 août 2016

Ces livres...qui nous font réfléchir

Aujourd’hui, c’est un deuxième article « Ces livres… » que je vous propose ! Toujours sous la forme d’un TOP 3, je vous parle de livres qui m’ont fait réfléchir sur un sujet précis ou général.

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Le premier roman que je positionne dans ce TOP 3 (et je ne pouvais pas faire sans en parler dans cet article) est « Quand j’étais vivant » d’Estelle Nollet.

Ce roman dénonce deux choses : le massacre des éléphants (pour le commerce d'’ivoire) et celui des albinos. J’ai eu l’occasion de le lire l’année dernière et il m’avait tout simplement émue !

 

 

 

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Ensuite, le deuxième roman dont j’aimerais vous parler est « Les petites reines » de Clémentine Beauvais. J’avais eu la chance de pouvoir le lire grâce à la maison d'éd'ition Sarbacane qui me l’avait envoyé en PDF et j’avais été conquise par cette lecture.

C’est une vraie leçon de vie sur la non-importance du physique. C’est une formidable histoire qui prouve que même sans un physique de rêve, des petites filles peuvent accomplir de grandes choses, se faire des amis et avoir un grand cœur !

 

 

 

 

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Et pour finir, je vous parle (enfin re-parle car ma chronique sur ce roman est récente) du roman « La grand-mère de Jade » de Frédérique Deghelt.

Une histoire qui m’a tout simplement bouleversée, un roman sur l’importance de l’amour qui rappelle qu’il faut profiter des gens que l’on aime !

 

 

 

En espérant que ce petit article vous ait plu !

Avez-vous lu un de ces livres ? Voulez-vous en lire un en particulier ?

 

Bonnes lectures :)

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20 juillet 2016

Un roman féminin qui nous emmène tout droit au Moyen Orient !

J’ai eu la chance de gagner ce roman lors d’un concours qu’organisait la maison d’édition La table ronde.

Tout d’abord un petit mot concernant le livre (support), il est vraiment très beau : les illustrations sont délicates et poétiques, et les pages du livre sont très fines. J’étais donc déjà charmée par l’aspect de ce roman ! Il ne me restait plus qu’à découvrir son contenu !  

                                une odeur de gingembre

 

 

En 1903, Mary Mackenzie, une jeune fille de 20 ans, naïve et élevée en Irlande dans le cocon d’une famille bourgeoise part pour Pékin, là où son futur mari l’attend. Elle ne connait pas vraiment le monde qui l’entoure et en fait les premières découvertes à bord du bateau qui l’emmène pour Pékin : elle remarque la différence et l’inégalité des classes sociales, elle « découvre » l’alcool, elle voit des dauphins pour la première fois…

Arrivée à destination, ces découvertes continuent : guerre/ révolte (avec notamment la révolte des Boxers), la misère ("La misère n'est pas comme chez nous, confinéé à l'écart, on la trouve partout, parfois sous d'horribles formes") , la culture du pays (avec les pousse pousses) et certaines choses de ce pays la mettent mal à l’aise comme l’indifférence des occidentaux envers les natifs du pays…

Mais cette aventure ne s’arrête pas à de simples découvertes, mariée, elle s’ennuie dans sa maison (qu’elle n’aime pas) du quartier des ambassades:"Ici, il n'y a rien à faire" . Elle est déçue de la vie qu’elle y mène ; elle voudrait comprendre le peuple de ce pays en parlant leur langue, ou encore se mêler à la population en allant au marché…

Jusqu’au jour, où, étouffant, elle fait la connaissance d’un officier nippon : rencontre qui changera sa vie à jamais et qui la mènera au Japon…

 

Ce roman m’a transportée, m’a émue… Bref, j’ai adoré le lire !

Au début, on découvre Mary, une jeune fille naïve qui ne connait rien du monde extérieur. Elle a été élevée dans la bourgeoisie et arrive à Pékin. Elle doit alors devenir du jour au lendemain une femme puis une mère, ceci sans aucune aide puisque toute sa famille est restée en Irlande. Elle n’est, en quelque sorte, pas préparée à cette nouvelle vie et va se retrouver devant des choix, des décisions à prendre… mais ce n’est pas toujours les bonnes qu’elle prendra !

Ce roman est en fait les pages du journal intime de Mary : carnet qu’elle devait tenir et envoyer par la suite à sa mère mais dont elle décide, dès le début du roman, de garder pour elle et d’y écrire tout ce qu’elle ne pourra pas dire (écrire) à sa mère. Les autres parties du roman sont consacrées aux lettres que Mary envoie à sa mère, à des amis… Par ce carnet et ces lettres, on est, en tant que lecteur, plongé dans les pensées de Mary et donc dans sa vie ! On suit sa plume, son regard, et on doit lui faire confiance ! On se sent tout de suite proche de cette jeune femme, on lui pardonne ses erreurs et on admire son courage !

« Une odeur de gingembre » est un condensé de plusieurs thèmes : découvertes culturelles de la Chine et du Japon (mode de vie, odeurs…), la relation de ces pays avec l’Occident (conflits, guerres…), les conditions de vie et les conditions climatiques (tremblements de terre, chaleur…), mais aussi l’amour et l’amitié !

 

Ce que j’ai adoré dans ce roman est tout d’abord son héroïne : on découvre beaucoup de choses par ses yeux, ce qui est merveilleux ! Par exemple, lorsqu’elle arrive à Pékin, elle a l’impression d’être restée en Europe (à cause de l’architecture de Pékin). Mais on la voit aussi « chuter » (moralement, socialement…) et « remonter » la pente (quand cela est possible !). Ça a été un plaisir de la suivre, on la voit évoluer, s’émanciper, se forger sa propre personnalité… On découvre petit à petit cette femme forte qu’elle a toujours été !

J’ai aussi beaucoup aimé ce pêle-mêle de thèmes qui nous fait découvrir de nombreuses choses sur les pays du Moyen Orient (coutumes, histoires…) et qui nous en apprend plus sur les mœurs du temps (qu’il s’agisse de mœurs japonaises/chinoises ou européennes).  

 

En somme, ce fut une magnifique lecture que je vous conseille de tout cœur !

 

Bonne Lecture :)

 

 

 

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11 juillet 2016

Une écriture poétique qui dépayse !

 

En Juin, j’ai commandé une box livresque : la Kube. Je voulais un roman qui me fasse voyager, qui me change les idées et qui se déroule dans un pays scandinave… Résultat, j’ai reçu dans ma jolie Kube : « Rosa Candida » de Audur Ava Olafsdottir, et j’ai été très satisfaite du choix de la libraire !

 

 

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"Le jeune Arnljótur va quitter la maison, son frère jumeau autiste, son vieux père octogénaire, et les paysages crépusculaires de laves couvertes de lichens.
Sa mère a eu un accident de voiture. Mourante dans le tas de ferraille, elle a trouvé la force de téléphoner aux siens et de donner quelques tranquilles recommandations à son fils qui aura écouté sans s'en rendre compte les dernières paroles d'une mère adorée.
Un lien les unissait: le jardin et la serre où elle cultivait une variété rare de Rosa candida à huit pétales. C'est là qu'Arnljótur aura aimé Anna, une amie d'un ami, un petit bout de nuit, et l'aura mise innocemment enceinte.
En route pour une ancienne roseraie du continent, avec dans ses bagages deux ou trois boutures de Rosa candida, Arnljótur part sans le savoir à la rencontre d'Anna et de sa petite fille, là-bas, dans un autre éden, oublié du monde et gardé par un moine cinéphile."

C’est la première fois que je ne résume pas moi-même un roman dans une chronique. En effet, j’ai décidé, pour cette fois, de prendre le résumé de l’éditeur, car ce livre m’a tellement transportée, m’a surprise, m’a emmenée vers d’autres horizons… Je ne voulais pas, en vous le résumant, dire le mot ou le détail de trop qui ferait disparaitre, lors de votre propre lecture du roman, les plaisirs que j’ai ressentis en le lisant.

 

 

 

C’est un voyage dans le Monde mais aussi un voyage initiatique que vit Arnljótur : il part en jeune homme et devient à la fin un vrai père. Cela lui permet de grandir en regardant les nouvelles choses qui s’offrent à lui et en prenant un regard différent sur ce qui l’entoure. Il évolue tout simplement. Mais il vit aussi un voyage dans le temps puisqu’il dévoile aux personnes qu’il rencontre sur son chemin des brides de sa jeune vie, des éléments qui l’ont marqué… Ce sont des sauts vers le passé qui ont eu des conséquences et qui le ramènent constamment dans le moment présent, ce sont des souvenirs qu’il prend plaisir à partager sans s’en rendre compte…

L’écriture est vraiment belle : poétique et légère comme l’air. Elle nous emporte tout au long de ce voyage mais aussi lors de son séjour à la roseraie. C’est pourquoi, « Rosa Candida » est un roman qui se lit tout seul, tellement l’écriture nous reflète l’ambiance et nous procure cette envie de poursuivre la lecture à chaque nouvelle page.

Dès le début, l’auteur se concentre sur Arnljótur et ses sentiments. Elle préfère donner de l’importance à son personnage (à ce qu’il ressent, à ce qu’il pense) qu’à l’extérieur, et cela m’a agréablement surprise ! On ne sait pas exactement son pays d’origine, ni celui de son arrivée, ni ceux qu’il parcourt : tout ceci n’est pas clairement mentionné. Mais cela n’a pas une réelle importance en soit puisque la description est là : les mots sont là et la magie opère. On est alors transporté dans un tourbillon de mot, de poésie qui nous emmène tout droit là où le personnage est.

Bien que ce ne soit pas un roman policier ou à roman à intrigue, on est quand même emporté dans ce bijou littéraire ! C’est un petit roman innocent, doux, léger et poétique qui devient enivrant et qui est rempli de questionnements sur la vie (le deuil, l’amour), le quotidien, les responsabilités, les relations (familiale, amitié…). Bref, un plein d’émotion à chaque page !

Le personnage d’Arnljótur, quant à lui, est vraiment agréable à suivre : il s’émancipe (en quelque sorte) pour la première fois, il part vers un endroit qui lui fait penser à sa mère et dont il rêve depuis longtemps…On découvre ce jeune homme au début du roman et on ne sait pas grand-chose sur lui… Puis, vient les souvenirs, les blessures et on s’attache à ce jeune homme au grand cœur !

 

J’ai retrouvé dans « Rosa Candida » l’ambiance spéciale (positive), originale que je ressens à chaque fois que je lis un roman (contemporain) islandais, est-ce une coïncidence ? Je ne sais pas, mais cela m’a beaucoup plu !

Vous l’aurez compris, je vous conseille fortement de découvrir cette pépite littéraire ! J’ai passé un agréable moment à le lire : Un gros coup de cœur !!!!

 

Bonne Lecture :)

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09 juillet 2016

L'éloge des livres dans un monde numérique !

Aujourd'hui, je vous fais part de mon avis concernant le roman "Le coeur entre les pages" de Shelly King que j'ai gagné lors du concours organisé par Emilie sur son blog resplire ! :)        

                        

                                   le coeur entre les pages 

 

Dans ce roman, il y a deux mondes : celui des « geeks » et celui des livres. Au milieu, se trouve Maggie, femme trentenaire qui vient de se faire licencier d’une start-up de la Sillicon Valley (là où elle travaillait avec son meilleur ami Dizzy).

Bien qu’elle soit une geek, Maggie a toujours rêver d’être bibliothécaire, c’est donc cette part de rêve qu’elle satisfait en allant tous les jours dans une librairie d’occasion tenu par un certain Hugo : le Dragonfly.

Un jour, Dizzy lui donne une idée qui pourrait lui rendre son travail : participer à un club de lecture au sein duquel une personne pourrait la réembaucher si elle fait bonne figure. Au programme de ce club de lecture : L’Amant de Lady Chatterley. Une édition neuve est demandée à tous les participants du club, cependant, Hugo arrive aussi à trouver pour Maggie le roman en occasion dans sa librairie. C’est alors que Maggie fait une étrange découverte à l’intérieur de ce livre : une correspondance entre un certain Henry et une certaine Catherine, correspondance qui se développe en mots d’amour…

Cette trouvaille va alors chambouler voire changer la vie de Maggie à jamais…

 

« Le cœur entre les pages » est une lecture que j’ai globalement beaucoup appréciée. Maggie est un personnage simple, comme on pourrait en connaitre ou en croiser dans la rue. On s’attache forcément à elle puisqu’on la suit du début jusqu’à la fin du roman, mais aussi car l’histoire nous dévoile des brides de son passé : on découvre alors ses blessures, celles qui ont forgées sa personnalité, mais aussi ses points faibles…

L’amour des livres est un thème omniprésent dans ce roman (et plus particulièrement la mise en avant des livres/ librairies d’occasion : chaque livre a une histoire). Tout ceci montre au lecteur que, malgré le numérique et les nouvelles technologies, le livre (papier) est là, reste « debout » ! Les livres sont toujours importants !

Les parties que l’on a dans le roman de la correspondance entre Henry et Catherine sont vraiment très belles : l’écriture est belle, les sentiments sont beaux : tout est agréable à lire.

Je dois vous avouer que  j’ai eu un peu de mal au tout début de ma lecture. Le fait qu’il y ait cet univers « geek » m’avait un peu dérangé, mais après réflexion, je me suis rendue compte que la présence de cet univers a été essentielle (dès le début) pour faire passer le message du roman mais aussi pour marquer cette coupure entre geek et livre qui peut finalement être reliée par un être humain (Maggie dans ce cas présent).

Un bon roman pour les amoureux des livres !  

 

Bonne Lecture :)

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06 juillet 2016

De la gourmandise et de la vie !

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Alors que l’entreprise qu’elle avait créée avec son mari fait faillite et que son mariage n’est plus ce qu’il était, Polly décide de changer d’air pendant quelques temps et d’aller s’installer sur une île des Cornouailles. Ambitieuse de nature, notre protagoniste est aussi une amoureuse du pain, de tout ce qui se fait à base de pâte : elle aime façonner sa pâte, elle aime créée différentes sortes de pains… Et c’est ce pain qui prendra une grande importance dans ce roman.

Sur cette île, elle rencontrera des pêcheurs, un bébé macareux, un américain devenu apiculteur… De nombreuses rencontres qui vont transformer la « pause » dans sa vie en une aventure humaine pleine de de rebondissements !

Cette décision est-elle le début d’une nouvelle vie ?

 

Le personnage de Polly est un personnage vraiment attachant et on s’y attache dès le début du roman à cause des péripéties qui lui arrivent. On a aussi de la compassion pour elle qui décide de s’installer sur une petite île dans le seul but d’être seule et de réfléchir à sa vie qu’elle a vu basculer en un rien de temps. Elle quitte une ville (Plymouth) pour une petite île, laquelle est accessible selon les marées. Elle quitte un bel appartement moderne pour un petit appartement (en triste état) au-dessus d’une boulangerie abandonnée…

Polly nous emmène donc sur une petite île qui ne paie pas de mine (île « froide », pas beaucoup d’habitants ni d’occupation…) mais à laquelle on s’attache au fur et à mesure : authenticité, aide, convivialité sont les maitres mots de ce petit endroit (de paradis ?).

L’histoire est prenante avec beaucoup d’amour, de regard lucide sur les choses et surtout de gourmandise (il y a même des recettes à la fin du livre !). L’écriture, quant à elle, est simple à quelque chose qui nous entraine au fil de l’histoire.

Tout est fait pour nous emporter dans cette histoire : personnages, intrigues, rebondissements (auxquels on ne s’attend pas et qui nous tombent dessus durant notre lecture) et une fin que l’on attend sûrement à un moment donné (mais dont les circonstances et les manières auxquelles on n’aurait pas forcement pensé nous enchantent).

Polly grandit aussi en quelque sorte au fil de l’histoire. C’est une leçon de vie pour nous, lecteur (mais aussi pour Polly) qui nous dit de suivre notre cœur, nos rêves et de croire en nos passions. Et surtout  de ne pas se fier aux apparences que ce soit pour les lieux mais aussi pour les personnes qui nous entourent.

 

En somme, tout est bien placé et bien ficelé, c’est un vrai roman feel good qu’il est bon de dévorer sans modération !

 

Bonne Lecture :)

 

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03 juillet 2016

Ces livres...qui nous font voyager

Aujourd’hui, je ne chronique pas de livre mais j’inaugure un nouveau type d’article « Ces livres… ». Ce sera un article top 3/ conseils de lectures qui, je l’espère, vous plaira. J’y mentionnerai des livres lus (et que j’aurais déjà chroniqué depuis quelques temps) mais sous un autre angle.

 

                            ces livres qui nous font voyager

 

C’est donc avec plaisir que je vous propose, aujourd’hui, un top 3 de « Ces livres...qui nous font voyager », et avec l’arrivée des vacances, c’est parfait pour faire voyager votre esprit et découvrir de nouvelles choses !

Je vous propose donc trois destinations : l’île de la Réunion, la Suède et/ou le Japon !

 

 

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Sur l’île de la Réunion, laissez-vous emporter par l’intrigue surprenante de Michel Bussi avec « Ne lâche pas ma main ». Vous pouvez retrouver ma chronique ici !

 

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En Suède, suivez deux jeunes filles dans un road trip en vélo, découvrez par leurs yeux la société suédoise et son évolution au fil des années… Pour lire ma chronique des « Daisy Sisters » d’Henning Mankell, c’est par ici !

 

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Suivez l’odeur et le goût des doryakis jusqu'au Japon, et profitez de la chaleur humaine qui se dégage du roman « Les délices de Tokyo » ! Cette lecture avait été, pour moi, un coup de cœur, voici ma chronique.

 

 

J’espère que ce petit article vous aura plu !

Bonnes Lectures :)

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30 juin 2016

Des mots, une rencontre ...

« Et je danse, aussi » est un roman original et moderne qui a tout pour plaire !

                                     et je danse, aussi

 

C’est un échange de mails que l’on découvre en ouvrant ce roman, échange entre Pierre-Marie Sotto (un écrivain) et Adeline Parmelan.

Ils ne se connaissent pas, ne se sont jamais vus, mais un jour, notre écrivain Prix Goncourt reçoit une mystérieuse enveloppe au dos de laquelle est inscrit une adresse mail. Croyant qu’il s’agit là d’un manuscrit ou un courrier de fan, celui-ci répond au destinateur qu’il n’a pas pour habitude de lire les manuscrits qu’il reçoit ou d’entamer une correspondance avec un de ses lecteurs.

Cependant, ce premier mail va en engendrer un autre qui en engendra… plusieurs ! Un réel lien va se tisser entre nos deux protagonistes : informations personnelles, révélations… Tout va y passer, et même des secrets…

Que contenait cette enveloppe ? Pourquoi cette lectrice l’a-t-elle contacté ?

 

C’est un roman vraiment entraînant qui nous emmène directement dans la vie de ces deux personnages, mais aussi dans la vie virtuelle (parler à quelqu’un et lui faire confiance alors qu’on ne l’a jamais rencontré). Lors de cette lecture, j’ai beaucoup souri, mais j’ai aussi ressenti de la compassion pour les personnages. En effet, au sein de ces mails, ils se racontent des périodes de leur vie et donc aussi des moments bouleversants ! C’est, en quelque sorte, un échange sur la vie.

Mais, ne vous fiez pas aux apparences, car ce roman détient aussi un mystère…

L’écriture en elle-même est simple mais très travaillée, et le fait que ce soit des mails permet de nous arrêter quelques instants lors de notre lecture et de réfléchir sur ce que vivent les personnages ou sur les réflexions qu’ils émettent. Pour moi, la forme correspond à merveille avec le fond !

Deux auteurs sont à l'origine de ce roman, mais on pourrait presque croire qu'une seule et même personne en est l'auteur tellement leurs écritures se répondent et sont en symbiose !

 

« Et je danse, aussi » est un mélange de sentiments, de vies, de réflexions… C’est un échange humain qui se créé grâce à l’écriture, aux mots…

J’ai aimé lire ce roman, découvrir ces personnages, apprendre à les connaitre… Et j’ai adoré l’écriture des deux auteurs !

 Un roman tout doux qui change les idées et qui éveille notre curiosité ! Un roman sur le pouvoir des mots, sur l’impact d’une rencontre (qu’elle soit réelle ou virtuelle) sur notre vie ! Un roman à lire tout simplement !

 

Bonne Lecture :)

 

 

Posté par LectureGourmande à 09:33 - Commentaires [10] - Permalien [#]