LECTURES GOURMANDES

04 décembre 2016

Est-on condamné à reproduire l’éducation de ses parents ?

Je remercie tout d’abord les éditions Odile Jacob pour l’envoi de ce livre.

C’était la première fois que je lisais un livre de ce genre, accès sur la psychologie, et ce fut une jolie découverte !

 

                            parents sous

 

Cécile David-Weill nous livre des conseils sur les besoins de l’enfant, nous aide dans les choix de son éducation, nous donne des informations psychologiques sur les répercussions de telle ou telle décisions prise pendant son éducation. Ce sont des choses que nous savons tous, ou que nous affirmons comme vrai à la lecture : avoir un lien avec ses enfants ; savoir que notre comportement aura un impact sur celui de l’enfant ; donner de l’amour et de l’attention ; passer le relais à des membres de la famille ou à des nourrices…

Mais, elle met aussi en avant certains problèmes, des questions que les parents ou futurs parents se posent :

Quelle sera la vie du couple après la naissance de l’enfant ?

Faudra-t-il renoncer à certaines choses qui nous tiennent à cœur ?

Faut-il être autoritaire vis-à-vis de nos enfants ?

 

Et bien sûr, on attend la réponse à la question posée dès la première de couverture : « Est-on condamné à reproduire l’éducation de ses parents ? »

Pour y répondre, l’autrice nous donne des pistes. En voici quelques-unes… Il ne faut pas se venger sur notre enfant de l’éducation que l’on a eu de nos parents en se disant « Il n’y a pas de raison qu’il ait plus, ou mieux que moi. » Il faut laisser la rancune de côté ! Ensuite, on peut très bien décider de reproduire l’éducation de nos parents, seulement si celle-ci a été bénéfique pour nous, sinon cela s’avèrerait dangereux pour nos propres enfants…

 

Parents sous influence est donc « un essai, un guide pratique » qui ne donne pas le secret de la bonne éducation mais qui aiguille les parents ou les curieux de psychologie sur la question de l’éducation.

L’autrice a fait un immense travail de recherche, cela est indéniable. Le livre peut paraître très théorique aux premiers abords, ce qu’il n’est pas ! Tout au long du livre, on retrouve de nombreux exemples concrets qui font référence à la vie réelle, et cela est vraiment agréable à lire ! Puis, à la fin, le lecteur a aussi le plaisir de trouver un guide pratique qui contient : un test, un catalogue des idées reçues, une liste de choses à faire, et une autre de choses à ne pas faire. Un petit côté ludique qui permet de vérifier ses connaissances suite à la lecture et/ ou de venir piocher des conseils lorsqu’une situation (de parents) nous échappe.

 

Comme je ne suis pas mère, voici l’avis d’une maman ( la mienne ! ) :

« Ce livre est très bien car il contient des exemples concrets qui nous permettent de mieux comprendre les termes psychologiques.

Les deux thèmes sont abordés : côté parents et côté enfants. Et l’on voit bien l’impact de l’éducation des parents sur les enfants, qui aura une influence sur ces derniers devenus, à leur tour, parents.

Au final, tout parait logique à la lecture : facile à lire et à comprendre, difficile à appliquer ou à s’y obliger. Il faudrait se remémorer les principes présents dans le livre ou tout au moins s’obliger à relire le guide pratique à chaque hésitation. »

 

Bonne Lecture :)

 

 

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28 novembre 2016

L'histoire d'un échange de femmes et de bêtes...

                 mille femmes

 

Résumé de l'éditeur:

En 1875, un chef cheyenne, Little Wolf, se rend à Washington pour demander au président Ulysses S. Grant de lui faire présent de mille femmes blanches, dans le but d'"assurer la sécurité et la prospérité d'un peuple assiégé de toutes parts". Les volontaires seront recrutées pour la plupart dans les pénitenciers et les asiles de fous. Prenant pour point de départ ce fait historique, Jim Fergus retrace l'aventure de ces femmes parties vivre dans les grandes plaines de l'Ouest ; à travers les carnets intimes de l'une d'elles, May Dodd, le lecteur partage leurs appréhensions et leurs doutes, mais aussi leur exaltation à la découverte émerveillée d'une civilisation respectueuse des individus et de l'environnement. Jim Fergus signe là son premier roman, véritable hymne d'amour au peuple cheyenne et condamnation sans appel de la politique indienne du gouvernement américain d'alors. 

 

 

Par les journaux fictifs de May, Jim Fergus nous emmène tout droit sur les terres des Cheyennes dans l’Ouest Américain. En même temps que ces femmes, le lecteur rencontre ce peuple indien, arrive dans leur camp, sillonne la nature, et prend part aux coutumes traditionnelles. Et oui, leur vie devient bien différente maintenant qu’elles sont des indiennes, et il faut maintenant s’y adapter…et/ou changer quelques trucs !

C’est pourquoi, le fait que les carnets de May soient remplis d’observations est vraiment intéressant !

Quand pourront-elles rentrées chez elle ? Est-il vraiment nécessaire d’emmener les indiens vers cette réserve alors qu’elles font désormais partie de ce peuple ?

 

Différents portraits de femmes (des mères, des filles, des sœurs), différents but, différents avis… différents destins ! Mais des femmes fortes qui se sont portées volontaires, qui n’avaient pas de meilleur choix que de participer à ce projet FBI (Femmes Blanches pour les Indiens).

 

Même si ces carnets et ces portraits restent fictifs, j’ai vraiment cru à toute cette aventure et j’y ai pris part ! J’ai beaucoup aimé suivre ces points de vue féminins sur la manière dont vivent les Cheyennes et sur les différents ressentis de ces femmes. Je me suis attachée à chacune d’elle, mais beaucoup plus à May (puisque le lecteur suit son point de vue et est plongé dans son intimité).

 

Une très belle ode au peuple indien et à ces femmes ! Une lecture plus qu’intéressante ! Une lecture qui nous révolte, qui nous émeut… Une merveilleuse découverte !

 

 Bonne Lecture :)

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19 novembre 2016

De la fraîcheur et de l’humour à volonté !

 

la fractale

 

 

Résumé de l’éditeur :

«"Je suis désolé, ma chérie, je l’ai sautée par inadvertance." Je comprends que l’on puisse sauter une femme par dépit, par vengeance, par pitié, par compassion, par curiosité, par habitude, par intérêt, par gourmandise, et même parfois par amour. Par inadvertance, ça non.» 


Comment se venger d’un mari volage? En l’empoisonnant avec son plat préféré. Mais rien ne se passe comme prévu et c’est tout un engrenage qui se met en place. 

Un premier roman gigogne d’une inventivité rare, qui nous fait voyager dans l’espace et le temps.

  

 

 

 

A partir d’un récit principal qu’est celui de l’empoisonnement, l’auteur nous invite au voyage grâce à l’enchainement de récits secondaires ! Telle une poupée russe, ce roman nous fait aller de découverte en découverte : on suit l’histoire du médaillon Berhofk, celle d’un petit garçon capable de voir les infrarouges ou encore celle d’un arnaqueur sévissant pendant une épidémie de peste à Marseille….

Un roman gigogne dans lequel tant de courts récits bien différents les uns des autres, mais paradoxalement liés entre eux, s’emboitent. Récits aussi captivants les uns que les autres, récits parfois insolites (dans le bon sens), récits juchés de personnages tantôt étranges tantôt originaux !

L’enchaînement se fait d’une douce logique. La plume simple, limpide et très efficace de l’auteur nous fait entrer dans ces histoires, dans ces univers différents avec une curieuse facilité !  A aucun moment je n’ai eu envie de refermer ce roman, tant l’humour est présent et tant les textes sont captivants ! Et que dire de la fin...CETTE fin, qui est vraiment surprenante, mais aussi parfaite dans la continuité de ce roman !

Je pourrais parler d’un sans-faute tellement j’ai été conquise par ce court roman, par ces récits et par cette plume !

Un roman original dont l’assemblage fonctionne à merveille ! Des récits qui changent les idées ! Une très belle découverte ! 

 

Bonne Lecture :)

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11 novembre 2016

Evasion et émotions assurées avec Henning Mankell !

J’avais découvert la plume d’Henning Mankell avec son roman Daisy Sisters que j’avais beaucoup aimé,! Je me suis alors décidée, il n’y a pas très longtemps, de lire Les chaussures italiennes , un roman que l’on m’avait conseillé !

 

                                    les bottes

 

Résumé de l’éditeur :

A soixante-six ans, Fredrik Welin vit reclus depuis une décennie sur une île de la Baltique avec pour seule compagnie un chat et un chien et pour seules visites celles du facteur de l’archipel. Depuis qu’une tragique erreur a brisé sa carrière de chirurgien, il s’est isolé des hommes. Pour se prouver qu’il est encore en vie, il creuse un trou dans la glace et s’y immerge chaque matin. Au solstice d’hiver, cette routine est interrompue par l’intrusion d’Harriet, la femme qu’il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt. Fredrik ne le sait pas encore, mais sa vie vient juste de recommencer.

 

 

J’ai absolument tout aimé dans ce roman. En commençant par l’histoire jusqu’à la plume de l’auteur, tout en passant par ces personnages plus originaux les uns que les autres !

Je me suis plongée, sans savoir à quoi m’attendre, dans ce petit bijou de la littérature, dans cette île de Suède où règnent le calme et la glace ! J’ai pris du temps, et je me suis attachée à Fredrik, cet homme atypique au drôle de caractère. Mais surtout, j’ai écouté et retenu ces petites leçons de vie qui juchent le roman !

C’est une histoire emplis de sentiments et de péripéties ! Je suis passée par toutes sortes d’émotions pendant cette lecture, ce qui fut vraiment agréable ! Et j’ai vécu pendant le temps de ma lecture en Suède (le pays de mes rêves) ! J’ai suivi avec curiosité l’aventure, cette partie de vie d’Henrik qui lui tombe dessus du jour au lendemain ! Je me suis attaché à ces personnages et à leurs relations !

J’ai aimé cette réalité, omniprésente dans le roman. Les évènements paraissent tous vrais. Les moments où je me suis dit que tel ou tel évènement ne pouvait pas se passer dans la réalité sont rares ! J’ai eu l’impression que tout ce qui se passait dans ce livre pouvait très bien se passer, et arriver à n’importe qui dans la vie réel ! (à un ou deux détails près). Et les péripéties ainsi que la multitude d’émotions présentes ne faisaient qu’amplifier ce ressenti !

 

Un roman qui emmène directement le lecteur au cœur de l’histoire !

Un roman frais, doux et entraînant que je vous conseille !

 

Mais alors, pourquoi ce titre, Les chaussures italiennes ?

A vous de le découvrir !

 

Bonne Lecture :) 

 

 

 

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01 novembre 2016

« En fait, rien ne s’arrange jamais car ce qui est abîmé l’est une fois pour toutes. »

   si tout

Résumé de l'éditeur: 

 

 

 

Kimberley, la protagoniste, commence son récit avec la naissance de sa mère. Née avec un bec de lièvre et dotée du prénom de la sage-femme, Gladys n’a sans doute pas eu la vie qu’elle rêvait d’avoir. Elle repose alors tous ses espoirs de gloire sur ses filles, et surtout sur les deux premières : sa joie devant les courbes de leurs corps de jeune femme, son engouement pour leurs activités physiques artistiques… Laissant de côté ses deux derniers enfants, ses deux garçons !

On comprend dès le début du roman que cette situation familiale ne va pas à Kim : vivre dans cette maison avec des grands-parents et des parents qui ne font pas attention à leurs enfants ne lui va pas ! Elle voit ce que ce dessin familiale fait sur ses deux sœurs ainées, et décide alors de naître une seconde fois (en devenant un garçon), de se différencier de sa famille (avec l’aide de la poésie), et de protéger ses petits frères, ses « agneaux » comme elle aime les appeler, jouant avec eux au jeu des « trois garçons » et les invitant à dormir avec elle.

« On peut naître à neuf ans : je le fais. Et une fois accomplie cette deuxième naissance qui annule la première, je reviens tranquillement vers les miens qui ne sont plus les miens. J’essuie leurs sarcasmes sans broncher, sachant bien que je ne suis plus leur fille, que je ne suis même plus une fille de toute façon. »

« Si je dois avoir une famille, alors que Baudelaire soit mon frère et Janis Joplin ma sœur […] »

Mais, on le devine très vite, un terrible évènement va arriver…

« Mes agneaux, comme je regrette et comme je regrette d’avoir à regretter, d’avoir compris top tard que c’était trop dur pour vous et que ça l’aurait été pour n’importe qui […] »

 

Suite à ce drame, l’envie de quitter sa famille et de s’en différencier s’accentue, ce qui va la pousser à prendre des décisions et à faire de nombreuses choses…

 

 

 

Ce roman m’a profondément touchée : Comment survivre dans une telle famille ? Comment subir les humiliations de celle-ci ? Comment aimer une famille qui ne vient pas en aide à leurs propres enfants ?

La plume de l’auteure est un mélange de poésie et de langage cru, ce qui crée cette atmosphère dérangeant voire oppressante, mais qui illustre à merveille l’ambiance familiale présente tout le long du roman. Kim nous le dit et nous le montre, aucun membre de cette famille n’a le droit à la moindre intimité, et c’est ce que reproduit l’auteure dans ce roman : aucune intimité n’est présente (le lecteur est envoyé directement dans l’intimité des personnages) et les nombreuses scènes de descriptions (intimes) nous le prouvent !

On pourrait très bien scinder ce roman en deux parties : avant le drame (avec la description de ce climat familiale, la renaissance de Kim…), et après le drame (ce désir de changer, de se distinguer de cette famille en se tournant vers d’autres personnes, vers la poésie et vers le sexe). J’ai largement préféré la première partie, tant sur le plan de l’histoire que celui des interrogations qui en émanent. La deuxième partie m’a personnellement un peu plus dérangée, je me suis parfois sentie mal à l’aise durant cette lecture (ne me sentant pas à ma place de lectrice), néanmoins cette partie restait poétique et emplie de questionnements tout comme la première. L’entre deux a été une grosse claque ! Je m’attendais à un évènement dur, mais pas à ce point, et pas avec une telle description !

 De nombreux thèmes s’enchainent et s’entremêlent alors, ce qui anime le roman : le harcèlement, la survie, la mort, l’amour, le désir/ les passions…

 

Un roman à la fois dur et poétique, empli de réflexions et de questionnements sur la vie. Une lecture que l’on peut appréhender et qui ne plairait sans doute pas à tout le monde !

 

Bonne Lecture :)

 

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26 octobre 2016

De la vie, des rêves et de l'espoir !

Je remercie de tout coeur l'auteur de m'avoir envoyé son roman, ce fut une très belle découverte !       

             

                                             l'homm

                     

 

Résumé :

« Qui a dit que la vie n'était pas un conte de fées ? » IL ETAIT UNE FOIS un homme qui voulait passer sa vie enfermé dans sa bulle. Mais ça, lui rabâche-t-on, ça n'existe que dans les contes. Personne ne peut échapper à la réalité. Et effectivement, tôt ou tard, il est contraint de suivre un chemin qui n'est pas le sien. Les années passent et, un beau jour, sa conscience se réveille : il décide de reprendre les rênes de son existence. Malheureusement, une tragédie vient bouleverser ses plans? Quand le rêve et la réalité s'emmêlent, lequel, du hasard ou du destin, lui montrera la voie à suivre ?

 

 

La plume efficace de l’auteur m’a emmenée auprès d’Antoine et de ses aventures quotidiennes. J’ai beaucoup aimé son histoire : j’ai ris, j’ai été émue. A chaque page, à chaque nouveau chapitre, je n’avais qu’une seule envie : continuer cette lecture et savoir ce qui allait se passer par la suite… Et ce dès le début du roman : la plume de l’auteur est enivrante et remplie d’humour, et l’histoire en elle-même à quelque chose d’original et de curieux qui fait voyager et réfléchir.

Tous les personnages du roman sont agréables à suivre. En commençant par Antoine, ce rêveur, trader de la City, qui décide de tout quitter du jour au lendemain, puis qui change de vie suite à une terrible tragédie… Charles, un ami dans cette nouvelle vie, qu’il rencontre dans de drôles de circonstances… Amandine, une fleuriste et peintre dans l’âme, rêveuse comme Antoine ! Et sans oublier les habitués du bistrot de « La Comté du 6ème » ! On s’attache à eux, on apprend à les connaître tout comme Antoine et les parties sombres de leurs vies nous rendent sensibles !

C’est une nouvelle vie que notre protagoniste se construit alors au fur et à mesure du roman : une vie pleine d’amitiés, d’humeurs et de valeurs ! Une vie qui met en avant le bon côté des choses ! Une vie qui met en avant les rêves !

Et oui, dans cette nouvelle vie (à Saint-Germain-des-Prés), Antoine va d’abord avoir un triste objectif personnel (que je ne dirai pas) mais qui va se métamorphoser en objectif collectif : rendre la vie meilleure ! Et pas seulement sa vie à lui, mais aussi celle des autres !

 

Le roman reflète une certaine simplicité, une ambiance familiale qui m’a agréablement surprise et qui m’a beaucoup touchée en tant que lectrice !

 

L’homme qui voulait rêver sa vie est un très bon roman feel good qu’il faut découvrir ! C’est un message d’espoir sur la vie et sur le monde que nous délivre l’auteur ! Un condensé de bonne humeur et d’optimisme !

 

Lionel Touzellier est décidément un auteur à découvrir et à suivre de près ! 

 

Bonne Lecture :)

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24 octobre 2016

Un témoignage poignant et marquant...

 Résumé / Notes de l'éditeur: 

A 16 ans, elle a fui la Syrie ravagée par la guerre en fauteuil roulant. Le témoignage exceptionnel et poignant d’une jeune fille qui a choisi la voie de l’espoir.

 " Nujeen m’incite à rêver sans limites. Elle est notre héroïne. Tout le monde doit lire son histoire. Elle est une source d’inspiration." Malala Yousafzaï, prix Nobel de la paix.

En 2015, Fergal Keane, journaliste à la BBC, repère dans la foule des migrants une adolescente en fauteuil roulant. Emu et admiratif devant tant de cran, il recueille son témoignage. Aussitôt, les medias et les réseaux sociaux s’enflamment…  Avec la collaboration de Christian Lamb, Nujeen raconte comment elle a trouvé le courage de s’engager dans ce dangereux périple de 6 000 kilomètres, depuis la Syrie jusqu’à l’Allemagne en passant par la Grèce et la Hongrie… Un récit porté par l’incroyable détermination de Nujeen et le principe auquel elle n’a pas dérogé :  ne jamais être une victime.

 

                    nujeen

 

 

Ce roman m’a tout simplement déboussolée

Bien sûr, je ne suis pas aveugle, je vois très bien ce qu’il se passe dans le monde et la terrible réalité des choses…

Mais quand vous commencez à lire ce roman, à écouter la voix de Nunjeen, à suivre son périple, vous vous rendez vraiment compte de ces évènements…

Evènements qui existent dans ce monde, dans notre monde…

Evènements qui nous entourent et que de nombreuses personnes vivent !

Evènements, à cause de quoi, pour survivre, des personnes entreprennent ce que Nujeen et ses proches ont entrepris : émigrer vers un pays sans guerre, un pays de liberté et de paix.

 

 

Ce roman est divisé en plusieurs parties : avant le départ (la situation en Syrie), pendant le voyage, et après l’arrivée en Allemagne. Nujeen nous dit tout : ses ressentis, ses réflexions, ses découvertes, ses peurs, ses joies... Elle nous fait part de son regard interne face aux conflits présent dans son pays. Elle nous narre ce que vivent de nombreuses personnes qui, comme elle, entreprennent ce périple : quitter leur pays, laisser leur maison, et pour les plus chanceux, arriver à destination… Puis elle nous montre qu’après toutes ces difficultés parcourues, le chemin n’est pas encore tout à fait terminé : il faut faire face aux regards des autres dans ce nouveau pays, et aux tristes évènements qui peuvent s’en suivre…

Nujeen est une jeune fille pleine de courage et d’optimisme ! Atteinte d’une maladie cérébrale, elle a parcouru tout ce chemin, a traversé tous ces pays en fauteuil roulant ! Aidant les autres émigrés à l’entrée de nouveaux pays, en leur servant de traductrice en anglais, langue qu’elle a apprise seul en regardant une série télévisée ! Je me suis attachée à cette jeune fille pleine de connaissances,  à son regard sur le monde et à ses principes qu’elle appelle les « principes de Nujeen » : un exemple, je pense, pour tant de personnes ! Un message d’espoir pour le monde !  

 

Un roman qu’il est important de lire pour comprendre ce que vivent ces personnes en quête de liberté et de paix, pour avoir un point de vue réaliste des choses : les passeurs, les « jungles »…

« On dit que l’histoire est écrite par les vainqueurs, mais il y a quelque chose que je ne comprends pas, pourquoi est-ce que nous sommes toujours fascinés par les méchants ? »

« Personne n’abandonne sa maison sans raison »

« C’est un des  « principes de Nujeen » : si vous voulez rester heureux et en bonne santé, évitez de regarder les informations »

« Et maintenant que vous avez lu mon histoire, j’espère que vous verrez que je ne suis pas un nombre et qu’aucun de nous ne l’est ».  

 

 

Cette chronique est un peu spéciale, et je ne sais pas si j’ai réussi à écrire tout ce que je souhaitais, si j’ai réussi à retranscrire mon ressenti… Car ce roman m’a vraiment marqué ! Je ne peux vous conseiller qu’une seule chose : si vous en avez envie, si vous le désirez, lisez ce roman !

Je remercie de tout cœur Christine Lamb et Nujeen d’avoir écrit ce roman ! Un grand merci à Babelio et aux éditions HarperCollins (France) de m’avoir envoyé ce livre ! 

 

Bonne Lecture :)

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18 octobre 2016

Une très belle découverte littéraire et historique !

                               d'or et

 

 

Résumé de l’éditeur :

Ils ont été les derniers rois de la Renaissance. Violents, cruels, dégénérés, soumis à la férule de Catherine de Médicis, mère abusive, régente ambitieuse, qui tiendra jusqu'au bout un pouvoir que ses fils étaient incapables d'assumer. François II, Charles IX, Henri III, le duc d'Anjou… tous disparaitront dans la fleur de l'âge, assassinés, emportés par la maladie ou la folie.

Libre, rebelle, sensuelle, leur sœur Marguerite, « la perle des Valois », affiche une vie dissolue, collectionnant les amants. Elle acceptera pourtant de se plier à la raison d'Etat en épousant Henri de Navarre, le futur Henri IV.

Femme fatale, la reine Margot domine l'extraordinaire roman de Catherine Hermary-Vieille qui nous plonge dans les fastes et les horreurs d'une cour de France hantée par les espions, les empoisonneurs et les spadassins, gouvernée par des fauves sanguinaires qui s'entredéchireront jusqu'à la mort de leur dynastie.

 

 

Un roman qui nous amène au cœur de la cour, de son « atmosphère irrespirable » et de ses engrenages.

Un roman qui nous invite à chaque bal et qui nous place au centre de chaque complot.

Un roman empli de faits, figures et détails historiques (comme le passage sur la Saint Barthélémy avec le meurtre de nombreux protestants dans Paris et d’autres villes de France) !

 

Le personnage de la Reine Margot, est, curieusement, le personnage central de ce roman : j’ai beaucoup apprécié suivre cette femme, et découvrir sa vie tout au long de cette Histoire ! Elle arrive à « détrôner » de façon indirecte la première place de Catherine de Médicis aux yeux du lecteur, qui apparait comme aigri et avec un seul mot à la bouche : « pouvoir ».

On ouvre ce roman le cœur en alerte avec la curiosité d’entrer dans ce siècle, dans cette cour. Puis, on le referme la tête remplie d’informations, de détails, avec l’impression d’avoir regardé un documentaire historique ou encore d’avoir vu en direct tous ces évènements.

Et oui, tout cela n’aurait pas pu se faire sans l’écriture de l’auteure : une plume précise, claire et instructive. Une plume qui nous projette, sans difficulté, dans l’Histoire.

Complots, alliances, unions/ mariages : tels sont les maîtres mots de cette cruelle cour où l’opinion et le paraître semblent être les choses les plus importantes, et où les liens familiaux peuvent aussi être destructeurs.

 

« Plus elle s’éloigne de Pais, plus Margot se sent libre. En fin elle va pouvoir donner la mesure d’elle-même, ne plus être écoutée avec malveillance, épiée dans ses moindres gestes, critiquée par le roi qui se permet toutes les libertés et ne lui en accorde aucune. »

« - Si le peuple se détourne d’Henri, prononce Margot d’une voix vibrante, alors tu seras roi. »

 

 

Petite note : J’ai beaucoup apprécié le fait de trouver (à la fin du roman) les arbres généalogiques de chaque maison (Valois, Guise…), ce qui a facilité ma lecture et ma compréhension tout au long du roman !

 

Bonne Lecture :)

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12 octobre 2016

Entre Littérature et Peinture

Tout a commencé dans une librairie. Ma soif de lectures m’avait premièrement attirée vers des romans que je souhaitais lire depuis longtemps. Quelques secondes (plutôt minutes) plus tard, trois romans dans les mains, je m’aventure dans tous les rayons, guettant par-ci par-là par pure curiosité ! Mais un nom attira mon attention : Tracy Chevalier. On m’avait tant parlé de cette auteure, de sa plume et surtout d’un de ses romans, La jeune fille à la perle, que je n’ai pas résisté à l’appel de ce livre !

Et me voilà donc aujourd’hui avec mon avis concernant ce roman !

 

                                        la jeune fille

Résumé de l’éditeur :

La jeune et ravissante Griet est engagée comme servante dans la maison du peintre Vermeer. Nous sommes à Delft, au dix-septième siècle, l'âge d'or de la peinture hollandaise. Griet s'occupe du ménage et des six enfants de Vermeer en s'efforçant d'amadouer l'épouse, la belle-mère et la gouvernante, chacune très jalouse de ses prérogatives.
Au fil du temps, la douceur, la sensibilité et la vivacité de la jeune fille émeuvent le maître qui l'introduit dans son univers. À mesure que s'affirme leur intimité, le scandale se propage dans la ville...

 

Je ne pouvais pas espérer mieux, ce roman est enivrant, rempli d’émotions et de vie ! La plume de Tracy Chevalier a un je ne sais quoi de doux et simple, et est juchée de symboles poétiques !

L’histoire en elle-même est magnifique ! Elle m’a fait passer par toutes les émotions possibles (et j’ai même eu les larmes aux yeux à un moment !). On découvre cette jeune fille, on la suit, on est là quand se crée cette relation spéciale avec Wermeer. On l’aide à grandir, à évoluer au sein de cette maison et de ce contexte (familial et religieux) qui n’est pas le sien ! Et on s’attache forcément à elle ! J’ai notamment trouvé la relation qu’elle a avec son père très intéressante : poétique et artistique (mais je ne vous en dis pas plus sur ce point).

J’ai aussi beaucoup aimé le fait que cette histoire mette en avant les différences sociales (avec le parallèle que l’on peut faire entre la famille de Griet et la famille du peintre) et les mœurs (notamment en ce qui concerne les filles/ femmes) de l’époque.

Ça se lit comme une succession de scènes, une succession de petites peintures… C’est bien plus qu’un roman. C’est un tableau sur la vie d’une jeune fille : La jeune fille à la perle !

 

Bonne Lecture :)

 

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06 octobre 2016

Entrez dans La Grande Villa, vous ne serez pas déçu !

                               villa

La Grande Villa est avant tout un travail de mémoire fait par l’auteure : elle se rappelle de la moindre pièce de cette villa (en y séjourna une seconde fois), et la villa fait remonter en elle des souvenirs, ceux d’un être cher maintenant disparu : son père.

Mais, cette œuvre est aussi un travail sur soi-même : travail face au devoir d’écrire, travail du deuil…

Et un travail de questionnement pour le lecteur : Qu’est-ce que réellement l’écriture ? Comment continuer à vivre après la mort d’un parent ?  

« Est-ce donner de soi-même que d’écrire ou est-ce de l’amour qu’on recherche »

« Tu sais, peut-être qu’écrire, c’est comme aimer »

« L’écriture c’est alors comme un baiser sur le papier, et on veut fermer les yeux, on veut que la rencontre dure »

 

La Grande Villa est le personnage central du roman, un intime de l’auteure. C’est un lieu qui permet la montée d’un souvenir : « Tu n’es plus là, et il n’y a qu’elle, la Grande Villa, qui sache tout ça » et qui a permis l’écriture de ce magnifique roman !

 

La plume de Laurence Vilaine est vraiment belle et touchante ! C’est de la douceur et de la sincérité dans chaque mot, chaque phrase, chaque page.... C’est à la fois une œuvre pour le père et un hommage à cette villa.  

 

Un grand merci à Babelio, les éditions Gaïa et Laurence Vilaine ! 

Bonne Lecture :)

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