LECTURES GOURMANDES

25 septembre 2016

« Les mots changent tout, même ce que je pense. »

 les mots

Helena Jans van der Strom n’est pas une servante comme les autres. Quand elle arrive à Amsterdam pour travailler chez un libraire anglais, la jeune femme, fascinée par les mots, a appris seule à lire et à écrire. Son indépendance et sa soif de savoir trouveront des échos dans le coeur et l’esprit du philosophe René Descartes. Mais dans ce XVIIe siècle d’ombres et de lumières, leur liaison pourrait les perdre. Descartes est catholique, Helena protestante. Il est philosophe, elle est servante. Quel peut être leur avenir ?
En dévoilant cette relation amoureuse avérée et méconnue, Guinevere Glasfurd dresse le portrait fascinant d’une femme lumineuse, en avance sur son temps, et révèle une autre facette du célèbre philosophe français.
Un roman de passion et de liberté qui nous plonge dans une fresque envoûtante des Pays-Bas au « siècle d’or », à la manière de La Jeune Fille à la perle.

 

 

 

C’est une histoire vraiment agréable à lire, j’ai aimé suivre Helena dans cette vie, dans cette aventure qu’elle n’aurait pas pu prédire.

Guinevere Glasfurd a réussi à retranscrire à merveille ce qu’aurait pu être la vie de cette femme, ce qui a très bien pu se passer ! La plume de l’auteure est simple, venant directement à l’essentiel et nous mettant dans la peau d’Helena ! C’est en quelque sorte, par ce roman, une deuxième vie que donne Guinevere Glasfurd à cette fille dont on n’a malheureusement peu de traces dans les archives et dans l’histoire.

Le personnage d’Helena m’a beaucoup plu, et ce, dès le début du roman. On découvre une jeune fille qui, dû à son condition sociale, ne peut que devenir servante. Cette jeune fille qui, comme tout le monde, rêve d’une autre vie et de liberté

« Les hirondelles frôlent la surfacent du canal, tournoient, replongent en piqué avant de s’élever dans le ciel. J’en observe une jusqu’à ce qu’elle disparaisse ; j’aimerais tellement, moi aussi, évoluer librement dans l’immensité bleutée… »

« Voilà ma vie : du sang, de la crotte, de la boue, et pas moyen d’y échapper. »

 

C’est alors chez un libraire, à Amsterdam, qu’elle trouve sa place. Et c’est là que sa vie va changer à jamais : découverte de soi, amitié, amour… Tant de choses vont se dérouler dans cette ville, tant d’évènements qui marqueront le début de sa vie de femme ! J’ai particulièrement apprécié l’envie qu’à Helena de s’instruire, et d’instruire les autres (ce qui est rare pour une fille de cette condition à l’époque !): elle apprend elle-même à écrire (et à lire) et elle partagera ensuite ce savoir si précieux ! Les mots vont être (avec l’amour qu’elle porte à Descartes) une de ses plus grandes préoccupations dans ce roman !

« Un soir, après qu’il est monté se coucher, à court d’idées, je remonte ma manche. Ces premiers mots- sur mon avant-bras, de l’intérieur du coude jusqu’au poignet- sont ceux qui chatouillent le plus. Quand il n’y a plus de place, je relève ma jupe et je continue au-dessus de mon genou, sur ma cuisse. J’écris, j’écris tout le temps. »

 

Le personnage de Descartes, qui est tout aussi important, m’a moins plu. Je n’ai malheureusement pas ressenti de l’affection pour lui (et oui, j’ai eu tendance à prendre parti tout au long du roman pour Helena, même si aucun choix n’était nécessaire !). Mais il reste tout de même omniprésent : il se consacre à son travail (sa Méthode), il s’occupe d’Helena à sa façon (même s’il éprouve de l’amour pour elle)…En effet, il fait ceci tout en essayant de garder sa réputation intacte !  

« Tout ce qu’il écrit, apparemment, provoque des remous et le met en danger. »

 

En somme, ce fut une très belle découverte ! Je remercie vivement les éditions Préludes pour cette lecture !

 

Bonne Lecture :)

 

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21 septembre 2016

Un roman qu'il faut découvrir: Prières pour celles qui furent volées

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Résumé de l'éditeur:

Ladydi, quatorze ans, est née dans un monde où il ne fait pas bon être une fille. Dans les montagnes du Guerrero au Mexique, les barons de la drogue règnent sans partage. Les mères doivent déguiser leurs filles en garçons ou les enlaidir pour leur éviter de tomber dans les griffes des cartels qui les "volent". Pourtant, Ladydi et ses amies rêvent à un avenir plein de promesses, qui ne serait pas uniquement affaire de survie.Portrait saisissant de femmes sur fond de guerre perdue d'avance, Prières pour celles qui furent volées est une histoire inoubliable d'amitié, de famille et de courage.

 

 

Lorsque j’ai débuté cette lecture, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, une seule chose était sûre : le sujet allait me plaire. Effectivement, si vous suivez le blog depuis un certain temps, vous avez sans doute remarquez que,  tout ce qui touche à la littérature féminine et les romans sur la condition de la femme est un sujet qui me tient à cœur.

Tout au long de ce roman, nous suivons Ladydi, cette jeune fille, qui, comme toutes les autres filles de ce village vit dans la peur. Cette peur de se faire enlever. A tel point que ce sentiment est devenu quelque chose de normal, il s’est ancré dans la vie de chaque mère, de chaque fille et est omniprésent, tournant autour d’elles chaque jour. Nous voyons la vie de ces femmes et leurs conditions de vie, la plupart abandonnées par leurs maris qui, partis aux EU, se sont créés une nouvelle vie, une nouvelle famille…

De la pauvreté du petit village aux dures conditions de vie dans les prisons pour femmes, tout en passant par la richesse de hauts personnages, Ladydi exécute une sorte de voyage : voyage au Mexique qui nous permet en tant que lecteur de découvrir ces choses, si horribles, mais qui existent bien ; voyage initiatique qui lui fait office de croissance : elle devient femme et elle apprend à vivre avec le monde qui l’entoure, et comprend des choses…

« Je m’appelle Ladydi Garcia Martinez et j’ai la peau mate, les yeux marron, des cheveux bruns et frisottés, et je ressemble à tous ceux que je connais. Lorsque j’étais enfant, ma mère m’habillait en garçon et m’appelait Gamin. »

« En tant que fille, j’aurais été volée. Si les trafiquants de drogues apprenaient qu’il y avait une jolie fille dans le coin, ils arrivaient sur nos terres dans leurs 4X4 noirs et emportaient la gamine. »

 

En soit, ce n’est pas un roman sur une seule vie, mais sur la vie des femmes dans cette partie du Mexique, sur le sort qui leur est réservé dès leur naissance juste parce qu’elles naissent femme ; sur cette peur qui se créé dès leur premier souffle dans ce monde ; sur ce sentiment qui prend place devant l’amour et la joie de vivre…

Un roman sur le vol de fillettes, sur les trafics en tout genre, sur la question de l’émigration (notamment avec la frontière qui sépare les EU du Mexique), sur la condition de la femme

« Les femmes tombaient enceintes lors des visites conjugales, autorisées par l’administration. Certaines le devenaient parce qu’elles étaient engagées comme prostituées par les gardiens dans les cours criminelles et les tribunaux. Ces rencontres avaient lieu dans les toilettes. »

 

Un roman grâce auquel j’ai appris énormément de choses, des choses pas « roses » du tout, mais des choses qu’il est nécessaire de savoir ! Avant cette lecture, je ne savais même pas (ou très peu) que, dans un pays, des mères déguisent leurs filles en garçons et les élèvent comme tel aux yeux de tous, de peur qu’on ne leur enlève la chair de leur chair. Avant cette lecture, je ne savais même pas (ou très peu) que le terme « bébé poubelle » pouvait vraiment exister…. Avant cette lecture, j’avais sans doute un regard trop positif voire enfantin du monde…

D’une écriture simple mais précise, Jennifer Clement nous rend compte de ces faits, ceci sans tomber dans le larmoyant. Et c’est aussi ce qui fait le charme de ce roman. C’est un roman coup de poing, un livre que je conseille vraiment à tout le monde.

 

Bonne Lecture :)

 

 

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18 septembre 2016

Un roman féminin, un gros coup de coeur !

 

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« Comment suis-je devenue la femme que je suis aujourd’hui ? Ava, ma chérie, quelle réponse penses-tu obtenir ? ».

Voilà comment débute ce roman, avec une seule question posée par Ava à sa grand-mère… Nous sommes  alors en 1985, et pour répondre à cette question, une seule phrase ne suffirait pas, il faut alors faire un retour dans le temps, repartir en 1915…

On découvre alors la vie d’Addie dans le quartier de North End où elle vivait avec ses parents et une de ses sœurs. Une simple et pauvre vie : une seule pièce de vie pour quatre personnes, un seul cabinet de toilette extérieur pour un immeuble, des odeurs nauséabondes qui imprègnent entièrement l’immeuble… Ce sont une famille de juifs polonais arrivés peu avant la naissance d’Addie en Amérique. Celle-ci est donc élevée dans la religion juive avec une mère autoritaire méfiante envers cette nouvelle Amérique et un père absent. Mais, Addie est une fille curieuse et intelligente  qui rêve de liberté (elle souhaiterait connaître le monde, aller à l'université…).

« Je ne connaissais pas très bien mon père. Ce n’était pas comme aujourd’hui, où les pères changent les couches de leurs enfants et leur lisent des histoires. Quand j’étais petite, les hommes travaillaient toute la journée et à leur retour à la maison, nous étions censés être silencieux et les laisser tranquilles. »

 

1915, cette année qui changea la vie d’Addie à jamais…. L’année de ses premiers pas de femme !

La narration nous emmène ensuite au foyer de Salem Street, dans un club de lecture où Addie se fera des amies. Puis à Rockport Lodge, cette maison de vacances, où notre jeune narratrice rencontra Filomena, une jeune fille artiste.

 « C’est sans doute maintenant que je vais pouvoir répondre à ta question : « Comment suis-je devenue la femme que je suis aujourd’hui ? » Tout a commencé dans cette bibliothèque, au club de lecture. C’est là que je suis devenue moi-même. »

 Les années vont passer et de nombreuses choses vont se produire dans la vie d’Addie (et dans celle de ses proches).

 

 

Tant de sujets circulent dans ce roman : les suffragettes / le droit de vote des femmes (notamment avec la plus grande sœur d’Addie), le mariage (parfois arrangé ou pour une question d’argent), le port du pantalon pour les femmes, l’avortement, le trafic d’alcool et de drogue (avec la prohibition), le travail des mineurs, la place des femmes dans les entreprises… Mais aussi et surtout l’Amour et l’Amitié !

« Tu sais on dit souvent qu’il n’y a pas de hasard et que le destin réunit les gens qui sont faits l’un pour l’autre. Moi, je n’y crois pas. La chance, en revanche, j’y crois. C’est elle qui m’a fait rencontrer ton grand-père. »

« Parfois, les amies s’éloignent. On se raconte tout et on est sure de garder cette amie le reste de notre vie. Puis elle cesse d’écrire ou de téléphoner. Ou on se rend compte qu’en réalité elle n’est pas gentille. »

Addie a eu une vie pleine de rebondissements, emplie de bons et mauvais moments ! J’ai adoré la suivre tout au long de ces années : on la voit devenir femme, devenir sûre d’elle et ne pas se laisser faire ! Elle se forge une identité, sa propre identité qui devait être enfouie en elle depuis toujours (par manque de liberté !). On est obligé de s'attacher à elle dès le début du roman tellement l'écriture est pleine d'émotions et nous inclut directement auprès de cette femme en devenir.

La voix d’Addie (que ce soit celle de la narratrice ou celle de n’importe qu’elle année du roman) nous transporte et est tellement agréable à suivre : emplie de force et de volonté ! Je trouve le sujet du roman tellement intéressant et l’histoire qui en ressort, celle de la vie d’Addie, est tellement belle !

Un roman féminin, un message d’espoir et de liberté ! Un énorme coup de cœur que je ne peux que vous conseiller !

 

Bonne Lecture :)

 

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14 septembre 2016

A la découverte d'un thriller psychologique !

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Résumé de l'éditeur:

Au nord de la Suède, à la fonte des glaces, le cadavre d’une jeune fille remonte à la surface du lac de Vittangijärvi. Est-ce son fantôme qui trouble les nuits de la procureure Rebecka Martinsson ? Alors que l’enquête réveille d’anciennes rumeurs sur la mystérieuse disparition en 1943 d’un avion allemand dans la région de Kiruna, un tueur rôde, prêt à tout pour que la vérité reste enterrée sous un demi-siècle de neige…
 
Après Le sang versé et La piste noire, Asa Larsson, nous entraine une fois encore dans une intrigue aussi complexe qu’envoûtante, où elle dissèque les recoins les plus obscurs de l’âme humaine.

 

J’ai tout apprécié dans ce roman : l’image que nous dépeint l’auteure de la Suéde, l’intrigue globale, le suspens omniprésent…D’apparence, on pourrait croire qu’il s’agit d’un roman policier comme tant d’autres, mais non ! De mon point de vue, « Tant que dure ta colère » a un élément qui fait sa distinction auprès des autres polars : l’importance de l’aspect psychologique. En effet, ce travail psychologique est omniprésent, que ce soit par les personnages ou par l'écriture elle-même: celui-ci est principalement illustré par Wilma (la jeune fille retrouvée morte). Tout au long du roman, on suit Wilma ou plutôt son âme qui déambule dans le village, qui s’invite chez leurs habitants, qui prend place dans le rêve de Rebecka… Wilma nous dresse donc différents portraits : celui de la grand-mère affaiblie par la mort de sa petite fille, celui de l’homme rongé par les remords…. Elle nous permet aussi d’avoir accès aux pensées des personnages du roman, à leurs ressentis face à l’enquête ou encore à leurs différents sentiments concernant la disparition (et la mort) de ces deux ados.

Dans ce roman, Asa Larsson nous dévoile une Suède froide, frissonnante où la violence règne, où les personnes sont tiraillées par certains aspects de leur vie. (En effet, dans ce petit village du nord de la Suède, tout le monde se connait et tout se sait.... ). Les premières pages du roman nous décrivent la mort de Wilma : questionnement, oppression, tristesse passent alors dans la tête du lecteur. On vit ce drame en même temps que Wilma, mais on ne peut rien faire... Cependant, dans cette ambiance quelque peu originale, de l’amour et de la volonté (volonté de s’en sortir) subsistent. C’est, en quelque sorte, un petit message d’espoir !

En ce qui concerne le personnage de Rebecka, j’ai beaucoup aimé la suivre. C’est une femme qui a du caractère et qui sait ce qu’elle veut, mais c’est aussi une femme blessée (tant physiquement que psychologiquement). Cependant, je pense que je me serais encore plus attachée à elle si j’avais lu les précédents tomes !

 

« Tant que dure ta colère » est un réel thriller psychologique envoutant et entrainant. La plume d' Asa Larsson nous imprègne directement au milieu de chaque action. Même le drame en lui-même est décrit, scène par scène. Nous le vivons donc en même temps que Wilma… Entre curiosité, questionnement, mal-être et sourire, ce roman policier vous surprendra !

 

Bonne Lecture :)

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11 septembre 2016

CONCOURS

 

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Pour vous remercier de me suivre (sur Instagram, Fracebook, Twitter et sur le blog), je vous ai organisé un petit concours : 2 chanceux recevront le livre (format poche) de leur choix (accompagné d’une ou plusieurs surprises…).

 

Les règles :

-          Me suivre sur au moins un des réseaux sociaux mentionnés ci-dessus.

-          M’envoyer un gentil mail (voldelivre@gmail.com) avec le titre du livre que vous aimeriez recevoir + dites-moi pourquoi ce livre et pas un autre !

-          Vous pouvez participer jusqu’au 30 Septembre incls ! Je contacterai les gagnants par mail après avoir procédé au tirage au sort !

 

Un dernier petit mot : un grand merci d’être là, de me suivre et de commenter mes photos/articles.

Je vous souhaite bonne chance et de très belles lectures !

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Rentrée Littéraire #4

Aujourd'hui, je vous parle de mon coup de coeur des Explorateurs de la rentrée littéraire: Une bouche sans personne de Gilles Marchand !

 

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Résumé de l'éditeur:

Un comptable se réfugie la journée dans ses chiffres et la nuit dans un bar où il retrouve depuis dix ans les mêmes amis. Le visage protégé par une écharpe, on ne sait rien de son passé. Pourtant, un soir, il est obligé de se dévoiler. Tous découvrent qu'il a été défiguré. Par qui, par quoi ? Il commence à raconter son histoire à ses amis et à quelques habitués présents ce soir-là. Il recommence le soir suivant. Et le soir d'après. Et encore. Chaque fois, les clients du café sont plus nombreux et écoutent son histoire comme s'ils assistaient à un véritable spectacle. Et, lui qui s'accrochait à ses habitudes pour mieux s'oublier, voit ses certitudes se fissurer et son quotidien se dérégler. Il jette un nouveau regard sur sa vie professionnelle et la vie de son immeuble qui semblent tout droit sortis de l'esprit fantasque de ce grand-père qui l'avait jusque-là si bien protégé du traumatisme de son enfance.
Léger et aérien en apparence, ce roman déverrouille sans que l'on y prenne garde les portes de la mémoire. On y trouve les Beatles, la vie étroite d'un comptable enfermé dans son bureau, une jolie serveuse, un tunnel de sacs poubelle, des musiciens tziganes, une correspondance d'outre-tombe, un grand-père rêveur et des souvenirs que l'on chasse mais qui reviennent.
Un livre sur l'amitié, sur l'histoire et ce que l'on décide d'en faire. Riche des échos de Vian, Gary ou Pérec, lorgnant vers le réalisme magique, le roman d'un homme qui se souvient et survit - et devient l'incarnation d'une nation qui survit aux traumatismes de l'Histoire. 

 

Avis à la page 100:

Arrivée à la page 100, je suis vraiment curieuse de savoir ce que me réserve la suite de ce livre. L’auteur est vraiment agréable à lire, tout comme l’histoire est agréable à suivre : sentiments, mystères et humour sont au rendez-vous ! En commençant ce roman, on n’a qu’une seule envie : le continuer et découvrir le prochain chapitre !


 Avis global:

C’est l’histoire d’un comptable à qui les inconnus demandent « Tu comptes quoi ? », d’un homme qui ne quitte pas son écharpe, la seule chose qui cache son passé, une trace que lui a laissée l’Histoire : une cicatrice qui le défigure.

Nous sommes en 1988 et comme tous les soirs depuis 9 ans, notre comptable rejoint deux hommes, ses seuls amis, Sam et Thomas, dans un café parisien où travaille la belle Lisa. Moment privilégié qui leur permet de boire leur « café-wisky », de fumer, d’écouter de la musique tous les quatre. Thomas parle de ses enfants qui n’existent pas et Sam des lettres que lui envoient ses parents alors qu’ils sont décédés il y a plusieurs années.

Cependant, un soir, un malheureux accident de café rend son écharpe inutilisable. Ses compagnons remarquent quelque chose… Comme tout le monde, une question les taraude : Pourquoi met-il toujours une écharpe ?

Il est alors temps de faire remonter le passé, de se dévoiler… Au café, chaque soir, notre comptable dévoile petit à petit des bribes de sa vie passée, en racontant les moments vécus avec son grand père Pierre-Louis, cet homme qui modifiait la réalité pour la rendre supportable. Au café, chaque soir, l’auditoire grandit…

Mêlant vie quotidienne, vie imaginaire, humour et dérision, ce roman est un vrai petit bijou ! C’est un condensé d’émotions qui nous fait rire puis nous met les larmes aux yeux, et cela est vraiment magique ! Par sa plume et son imagination, Gilles Marchand m’a littéralement conquise !

Je n’ai eu aucun mal à entrer dans cet univers, frontière entre fantastique et réalité. J’ai été, dès le début, entrainée par ce mystère, entrainée par cette personne qui vit une existence monotone, entrainée par l’histoire de Pierre-Jean puis par l’histoire de notre narrateur…

Mais derrière toutes ces émotions, tous ces univers, il s’agit là d’un roman qui fait aussi beaucoup réfléchir sur certains aspects de la vie quotidienne que ce soit la vie professionnelle ou encore la vie sociale.

Un roman coup de cœur qui m’a énormément plu !

Un seul conseil : laissez-vous emporter par l’univers de l’auteur, laissez-vous guider par ses mots, vous ne serez pas déçus !

 

Je remercie Lecteurs.com et les éditions Aux Forges de Vulcain pour cette lecture !

Bonne Lecture :)

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08 septembre 2016

Rentrée Littéraire #3

Aujourd'hui, je vous parle du troisème roman que j'ai eu l'occasion de lire dans le cadre des Explorateurs de la rentrée littéraire: Deux remords de Claude Monet de Michel Bernard !

                         

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Résumé de l'éditeur:

«Lorsque Claude Monet, quelques mois avant sa disparition, confirma à l'État le don des Nymphéas, pour qu'ils soient installés à l'Orangerie selon ses indications, il fit ajouter une ultime condition au contrat : l'État devait lui acheter un tableau peint soixante ans auparavant, Femmes au jardin, et l'exposer au Louvre. À cette exigence et au choix de ce tableau, il ne donna aucune explication. Deux remords de Claude Monet raconte l'histoire d'amour et de mort qui, du flanc méditerranéen des Cévennes au bord de la Manche, de Londres aux Pays-Bas, de l'Île-de-France à la Normandie, entre le siège de Paris en 1870 et la tragédie de la Grande Guerre, hanta le peintre jusqu'au bout.» Michel Bernard.

 

Avis page 100 :


Dès les premières phrases, je suis entrée dans ce roman et dans son univers. Je me suis laissée emportée par l’histoire, les personnages… Arrivée à cette page 100, cette lecture m’a déjà appris beaucoup de choses tant sur l’art que sur ces personnages (Frédéric, Camille, Monet…). Et l’écriture, quant à elle, est tout simplement belle et poétique !



Avis global :


« Deux remords de Claude Monet » a été une belle lecture et une très belle découverte. Je me suis laissée emportée par la plume de l’auteur et l’ai « écoutée » attentivement me conter la vie du peintre Monet, me décrire les paysages qui l’ont inspiré, me présenter les personnes qui ont compté dans sa vie…

Avant de commencer ce roman, je n’avais aucune idée de ce qui m’attendait. J’aime l’art et la culture mais je n’ai pas de connaissances exactes dans ces deux domaines. Quelle surprise j’ai eu quand j’ai commencé cette lecture ! En divisant son roman trois parties (une au nom de Frédéric, une deuxième au nom de Camille et une dernière au nom de Claude) accompagnées d’images représentant certains tableaux de Monet, l’auteur nous raconte l’histoire de Monet : l’homme, l’artiste, le père, l’époux, l’ami ! Et oui, car l’Art n’est pas le seul sujet de ce roman ! Sans l’amour, l’amitié et toute cette vie présente dans le roman, son art n’existerait certainement pas. 

« Deux remords de Claude Monet » nous reflète alors des parties de la vie de Claude Monet, et ceci en nous introduisant la vie d’autres personnes comme Frédéric (un ami) ou encore Camille (l’épouse du peintre) ; et en nous présentant certains de ses tableaux comme  « Femmes au jardin », un tableau dont on comprend son importance au cours de cette lecture ! 

En lisant « Deux remords de Claude Monet », on apprend beaucoup de choses, on suit l’art de Monet (ses peintures au fil de ses rencontres, au fil du temps meurtri par les guerres…) mais on suit aussi le peintre dans différents pays et villes (qui l’ont plus ou moins inspiré). De plus, les descriptions de sa peinture ne sont pas trop accès sur sa techniques mais sont vraiment accessibles, et cela est vraiment agréable ! Celles-ci restent adaptées à tout lecteur et nous renvoie même une vision poétique de l’objet peint et/ou de la nature représentée. 

C’est donc un roman sur un homme, sur un peintre, sur l’art… Un roman sur la vie d’un artiste, celle de Claude Monet !

 

Je remerci lecteurs.com ainsi que les éditions La Table Ronde pour l'envoi de ce roman :)

 

Bonne Lecture :)

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07 septembre 2016

"Personne n'en sait autant que moi sur la solitude"

Je remercie Babelio et les éditions Presses de la Cité pour cette très belle découverte !

 

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Bruno Labastide vit à Venise, homme solitaire dans une ville « la plus mélancolique et solitaire du monde ». Un jour, alors qu’il est attablé à son café habituel, une jeune femme attire son attention. Cette jeune fille, c’est Keiko, une japonaise mais aussi une prostituée qui ne couche qu’avec l’élu : celui qui saura l’émouvoir par une histoire.

Que pourrait donc lui écrire Bruno, cet homme solitaire et voyageur ?

 

C’est ainsi que débute ce roman doux et poétique : on découvre Bruno et Keiko. Puis les parties suivantes du roman s’enchainent : histoires qu’inventent Bruno, récits de sa propre vie…

« La Soledad » est un ensemble de récits enchâssés, un ensemble d’histoire entremêlées qui nous emmène à Venise puis en Amérique latine, tout ceci en passant par la Russie et tant d’autres endroits !

 

C’est un roman que j’ai adoré (je suis proche du coup de cœur) ! J’ai beaucoup apprécié ces différentes parties (qui n’ont aucun rapport l’une à l’autre excepté le début et la fin du roman et toutes les parties qui concernent Bruno) et les thèmes qu’elles abordent. Celle sur un certain Pinkerton m’a énormément plu : l’histoire d’un homme qui a racheté les droits d’utilisation de toutes les langues, maintenant chaque personne doit payer pour pouvoir parler ou écrire un mot !

Outre l’originalité de ces différentes parties, j’ai apprécié le fait que chacune est le reflet d’un message voire une leçon sur la vie.

 

Peut-être que ma chronique reste floue et vague… Mais un seul conseil : laissez-vous porter par cette virée imaginaire, laissez-vous emporter par la plume douce et poétique de l’auteur !

 

« Bon sang, pourquoi donc est-ce gratuit de parler, parce qu’il faut voir la quantité de méchancetés et d’âneries qui sort de la bouche de certains. »

« Il était arrivé à Genève avec une valise et un sac à dos ; bien des années plus tard, il arriverait à Venise avec une valise et un sac à dos. Et entre les deux, milles naufrages. »

« La seule chose qu’il comprit clairement, c’est que l’être humain peut être d’une cruauté diabolique, et qu’à la fin chacun reste seul et désemparé sous les étoiles, si magnifiques soient-elles ».

 

Bonne Lecture :)

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05 septembre 2016

"Quelque part dans le Bronx . . ."

Je remercie de tout coeur les éditions La table ronde pour l'envoi de ce roman qui fut une très belle découverte !               

 

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«Tout le monde l'aimait. Si vous l'aviez connu, vous aussi vous l'auriez aimé.»
Après l'enterrement de Billy Linch, ses amis et sa famille se réunissent dans un bar du Bronx pour évoquer les bons moments passés ensemble. Ils redécouvrent le plaisir de boire un verre alors que l'alcool était devenu un vrai problème dans la vie de Billy. Sa veuve, Maeve, est là. Elle a toujours veillé sur Billy et chacun admire son courage. Mais personne ne peut évoquer Billy sans penser à cette jeune jeune Irlandaise. Car un été, à Long Island, il y a si longtemps, il est tombé éperdument amoureux de la jeune Eva. Il voulait l'épouser, elle est retournée en Irlande. Malgré sa promesse, elle n'est jamais revenue. Dennis, le cousin de Billy, n'a pas osé avouer la vérité. Il a préféré lui dire qu'elle était morte d'une pneumonie.
Ce sera à la fille de Dennis de découvrir cette vérité et de révéler à chacun combien cet amour perdu les a tous liés au-delà de ce qu'is pouvaient même imaginer.

 

Vous ne pouvez pas lire ce roman sans être happé par l’écriture d’Alice McDermott. Dès la première page, on fait partie de ces invités, de ces différentes personnes présentent dans ce petit bistrot après l’enterrement de Billy. On les voit, un par un, par les yeux de la narratrice. Puis arrivent les souvenirs de chacun, les confidences…le passé revient soudain à la surface et nous, lecteurs, plongeons dedans ! Dès le début, on comprend qu’un certain Billy est mort, que celui-ci était alcoolique, et qu’il laisse derrière lui une veuve qui lui était dévouée. Mais, une deuxième femme arrive très vite dans la bouche des invités : Eva. Ce premier amour, cette femme que tout le monde croit morte. C’est Dennis qui va alors tout raconter à sa fille : le mensonge à propos de la mort d’Eva. Mais pour comprendre cela, il faut repartir loin dans le passé, au tout début, et raconter la vie de Billy.

Ce roman est vraiment beau. Alternant entre le présent (l’enterrement de Billy et ce qui suit) et le passé (la vie de Billy et de Dennis), c’est de l’amitié, de l’amour et de la vie que nous offre Alice McDermott. Même si l’existence de ces personnages n’est pas toute rose, on prend plaisir à suivre ces deux hommes et à les voir évoluer. On remarque la patiente de Dennis qui n’a jamais arrêté de se dévouer à son ami (et que Maeve appelait au secours lorsqu’il ne revenait pas le soir car il avait trop bu). Et nous faisons connaissance avec les parents et amis de ces deux protagonistes. J’ai particulièrement aimé suivre les parties sur la mère de Dennis et sur Maeve : deux femmes aux portraits forts qui ressortent de ma lecture.

« Et c’était précisément ce dont elle semblait ne jamais se rassasier, compte tenu de ce qu’avait été sa vie. Etre enfin remarquée, distinguée du reste du troupeau. Reconnue pour être différente des autres. »

De plus, tout au long du roman un lieu est présent : la maison de Long Island. Lieu du commencement, lieu aux péripéties… Tous ces personnages ont un lieu direct ou indirect avec sa maison qui devient, elle aussi, un personnage du roman, un personnage centrale dans la vie de Billy et dans la vie de toutes les autres personnes (mais celle de notre narratrice) !

  « Oui, cette maison avait été là, telle quelle, tout le temps où lui-même avait été mobilisé par l’aventure et la morosité de la guerre ».

Ce qui est aussi bon dans ce roman est le côté du deuil : comment faire le deuil d’un être que l’on aime ? Et cela est vécu par de nombreux personnages : Billy, Maeve… qui le font chacun à leur façon.

 « Ce que cette réalité pouvait avoir de terrible le frappa soudain : la vie de son mari était finie, la sienne l’était pas. »

 

Un roman sur l’amitié, l’amour, la douleur… Un roman sur la vie, sur une vie : celle de Billy !

 

Bonne Lecture :)

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04 septembre 2016

Ces livres de la rentrée littéraire que j'aimerais . . . dévorer !!!

Aujourd'hui, j'avais envie de vous parler des livres de la rentrée littéraire qui me tentent et que j'aimerais découvrir !

 

Tropique de la violence de Natacha Appanah 

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Résumé de l’éditeur : Tropique de la violence est une plongée dans l’enfer d’une jeunesse livrée à elle-même sur l’île française de Mayotte, dans l’océan Indien. Dans ce pays magnifique, sauvage et au bord du chaos, cinq destins vont se croiser et nous révéler la violence de leur quotidien.

C’est un roman de la rentrée littéraire dont on parle beaucoup, et depuis la venue de l’auteure sur le plateau de l’émission La Grande Librairie, je n’ai qu’une envie : découvrir son roman !

 

Repose-toi sur moi de Serge Joncour

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Résumé de l’éditeur : Aurore est styliste et mère de famille. Ludovic est un ancien agriculteur reconverti dans le recouvrement de dettes. Ils partagent la cour de leur immeuble parisien et se rencontrent car des corbeaux s'y sont installés. Leurs divergences pour régler ce problème les mènent à l'affrontement mais ils finissent par apprendre à se connaître.

 

Cannibales de Régis Jauffret

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Résumé de l’éditeur : Noémie est une artiste-peintre de vingt-quatre ans. Elle vient de rompre avec un architecte de près de trente ans son aîné avec lequel elle a eu une liaison de quelques mois. Le roman débute par une lettre adressée par Noémie à la mère de cet homme : elle s’y excuse d’avoir rompu. Une correspondance s’amorce alors et s’affermit entre les deux femmes, qui finissent par nouer des liens diaboliques et projeter de se débarrasser du fils et ex-amant. Elles imaginent même de le dévorer cuit à la broche au cours d’un infernal banquet. En réalité, ce roman parle d’amour. Les deux femmes sont des amoureuses passionnées. La vieille dame a appelé son fils du nom du seul homme qu’elle ait jamais aimé, et qui est mort accidentellement avant leur mariage. Noémie, elle, est une « collectionneuse d’histoires d’amour », toujours à la recherche de l’idéal. Au fil des lettres que, de son côté, il échange avec les deux protagonistes, le fils et ex-fiancé exprime toute la passion qu’il éprouve toujours pour Noémie. Un roman d’amour épistolaire, donc, dans la plus belle tradition du genre.

J’ai déjà lu plusieurs avis (très différents des uns des autres) concernant ce roman et j’aimerais me faire mon propre avis…

 

Crépuscule du tourment de Léonora Miano

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Résumé de l’éditeur : De nos jours, quelque part en Afrique subsaharienne, au Cameroun peut-être, quatre femmes s’adressent successivement au même homme : sa mère, la femme à laquelle il a tourné le dos parce qu’il l’aimait trop et mal, celle qui partage sa vie parce qu’il n’en est pas épris, sa sœur enfin.
À celui qui ne les entend pas, toutes dévoilent leur vie intime, relatant parfois les mêmes épisodes d’un point de vue différent. Chacune fait entendre un phrasé particulier, une culture et une sensibilité propres. Elles ont en commun, néanmoins, une blessure secrète : une ascendance inavouable, un tourment identitaire reçu en héritage, une difficulté à habiter leur féminité… Les épiphanies de la sexualité côtoient, dans leurs récits, des propos sur la grande histoire qui, sans cesse, se glisse dans la petite.
D’une magnifique sensualité, ce roman choral, porté par une langue sculptée en orfèvre, restitue un monde d’autant plus mystérieux qu’il nous est étranger… et d’autant plus familier qu’il est universel. 

 

The Girls de Emma Cline

               9782710376569

 

Résume de l’éditeur : Nord de la Californie, fin des années 1960. Evie Boyd, quatorze ans, vit seule avec sa mère. Fille unique et mal dans sa peau, elle n'a que Connie, son amie d'enfance. Lorsqu'une dispute les sépare au début de l'été, Evie se tourne vers un groupe de filles dont la liberté, les tenues débraillées et l'atmosphère d'abandon qui les entoure la fascinent. Elle tombe sous la coupe de Suzanne, l'aînée de cette bande, et se laisse entraîner dans le cercle d'une secte et de son leader charismatique, Russell. Caché dans les collines, leur ranch est aussi étrange que délabré, mais, aux yeux de l'adolescente, il est exotique, électrique, et elle veut à tout prix s'y faire accepter. Tandis qu'elle passe de moins en moins de temps chez sa mère et que son obsession pour Suzanne va grandissant, Evie ne s'aperçoit pas qu'elle s'approche inéluctablement d'une violence impensable.

Dense et rythmé, le premier roman d'Emma Cline est saisissant de perspectivité psychologique.. Raconté
par une Evie adulte mais toujours cabossée, il est un portrait remarquable des filles comme des femmes qu'elles deviennent.

 

C’est un des romans de la rentrée littéraire que j’aimerais le plus lire : un roman accès sur les femmes et sur la psychologie qui a tout pour me plaire ! De plus, j’aime beaucoup la ligne éditoriale de la maison d’édition, et j’ai souvent des coups de cœur pour les romans qu’ils éditent.  

 

Le rouge vif de la rhubarbe de Audur Ava Olafsdottir 

 

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Résumé de l'éditeur: Souvent aux beaux jours, Ágústína grimpe sur les hauteurs du village pour s’allonger dans le carré de rhubarbe sauvage, à méditer sur Dieu, la beauté des nombres, le chaos du monde et ses jambes de coton. C’est là, dit-on, qu’elle fut conçue, avant d’être confiée aux bons soins de la chère Nína, experte en confiture de rhubarbe, boudin de mouton et autres délices.

Singulière, arrogante et tendre, Ágústína ignore avec une dignité de chat les contingences de la vie, collectionne les lettres de sa mère partie aux antipodes à la poursuite des oiseaux migrateurs, chante en solo dans un groupe de rock et se découvre ange ou sirène sous le regard amoureux de Salómon. Mais Ágústína fomente elle aussi un grand voyage : l’ascension de la « Montagne », huit cent quarante-quatre mètres dont elle compte bien venir à bout, armée de ses béquilles, pour enfin contempler le monde, vu d’en haut…

J’ai récemment eu un coup de cœur pour « Rosa Candida » et quand j’ai su que l’auteure avait sorti un nouveau roman je n’ai eu qu’une envie : le lire !

 

La Grande Villa de Laurence Vilaine

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Résumé de l'éditeur: « J’aurais pu me douter qu’en revenant je t’aurais trouvé là. Sans réfléchir j’ai levé la poignée au lieu de la pousser vers le bas, c’est drôle, ma main avait gardé la mémoire de son installation à l’envers. Dans l’escalier, sur la première marche, les deux tomettes descellées ont fait leur bruit d’assiettes. C’était il y a cinq mois et quelques poussières, dans la lumière de l’hiver. »

La première fois dans la Grande Villa, c’était comme si je la connaissais depuis toujours. La deuxième, c’était après la mort de mon père.

 

C’est un roman qui a attisé ma curiosité !

 

Revenir du silence de Michèle Sarde

               9782260017462FS

 

Résumé de l'éditeur: Née en Bretagne au seuil de la Seconde Guerre mondiale, Michèle Sarde a longtemps tu ses origines. À travers le récit tardif de sa mère, Jenny, elle reconstitue le parcours de sa famille, de l'exil de Salonique et de l'installation à Paris, en 1921, à l'assimilation réussie dans la France des années trente. Mais les persécutions de l'occupation nazie contraignent Jenny et les siens à se cacher et à dissimuler leur identité.
Jenny luttera alors de toutes ses forces pour survivre et protéger sa fille. Un traumatisme qui perdurera dans l'après-guerre et finira par les réduire toutes deux au silence. Saga hors norme d'une tribu méconnue, les Sépharades de l'Empire ottoman qui, chassés d'Espagne par les Rois catholiques, s'étaient installés quatre siècles durant en terre musulmane avec leur religion et leur langue, ce livre est le fruit d'une démarche littéraire à la fois ambitieuse et originale.
Michèle Sarde y entrecroise une enquête fouillée, un témoignage authentique et un roman haletant, poignant, et parfois drôle, sur le destin d'une famille prise dans la tourmente du sombre XXe siècle. Il soulève en même temps des questionnements contemporains sur la migration, l'intégration, la transmission et la résilience.

 

Les filles du Nightingale de Donna Douglas

                 FILLES-NIGHTINGALE_copie_large

       

Résumé de l'éditeur:

Trois jeunes filles très différentes s'inscrivent comme apprenties infirmières dans un grand hôpital d'enseignement de Londres en 1934.

DORA

Elle quitte sa misérable maison bondée de la classe ouvrière pour une meilleure vie. Mais possède-t-elle ce qu'il faut pour suivre les autres filles mieux éduquées ? Et est-ce que son détestable beau-père la laissera un jour partir ?

HELEN

Elle est née pour cette carrière: son frère est médecin et sa toute-puissante mère est une administratrice de l'hôpital. Mais arrivera-t-elle à vivre sa propre vie ?

MILLIE

L’infirmière Benedict est une aristocrate rebelle, dont l'attitude insouciante la fera se disputer encore et encore contre l'infirmière en chef. Est-ce que tout cela lui tient suffisamment à coeur pour devenir une infirmière? Ou retournera-t-elle à la vie luxueuse dans laquelle elle est née?

 

Un roman que j’aimerais beaucoup découvrir de par le sujet : le portrait de trois jeunes filles à Londres dans les années 30.

 

 

Et vous, quel(s) livre(s) vous tente(nt) ?

En avez-vous déjà lu(s) ?

 

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